JEUDI 17 JUILLET/MERCREDI 13 AOUT

DUSHAMBE/MASHAD

 

 

Jeudi 17 Juilet au Mercredi 23 Juillet

Dushambe-Sallasiya-Shorchi-Boysun-Dehqanabad-Qiziltera-Qurilish-Samarqand-539Km

 

Visa Iranien en poche et visa Turkmène en instance de décision, je donne quelques coups de pédales pour sortir du pays. Seul le passage de frontière avec un jeune ouzbek qui fouille bien mes sacs et mon ordinateur à la recherche de vidéos interdites ralentira mon avancée. A la fin, il partira chercher une clé usb pour récupérer une série qui lui permettra de passer le temps,l'ennui l’assomme. L’Ouzbékistan est principalement désertique mais les rivières qui viennent du Pamir sont la principale source d'eau.La moindre goutte est utilisée pour faire pousser -ce qui est un non-sens- du coton mais aussi du maïs. Le résultat en est connu, la mer d'Aral a presque disparu, ce qui est, bien entendu, une catastrophe écologique. Le désert se limite dans ces régions aux collines où le Soleil me fait suer à grosse gouttes.

 

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L'accueil est encore une fois plein de bienveillance, on m'offre des pastèques et melons que je dois porter sur mon vélo. Je passe la première nuit invité par un local qui me fera partager son village,et je repartirai avec deux couvre-chefs et une chemise en cadeau. En revanche, j'ai entendu parler de pas mal de problèmes en lien avec la police alors j'essaye de ne pas trop croiser sa route et m'enregistre pour ne pas risquer la déportation. Mon anniversaire ( merci pour les nombreux messages que j'ai reçu ) se fera sur mon vélo avec comme repas du soir, un bien typique chachlik!

 

 

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Je franchis les derniers contreforts montagneux, visite Chakhisabz; sa mosquée, son palace et ses mausolés et arrive sous un petit 40 degrés à Samarqand, cité de la route de la Soie.

Après quelques jours pour le moins inconfortables car il a fallu qu'on m'arrache une de mes dents de sagesse, je parcours cette ville historique transformée en parc à touristes. Néanmoins, certains lieux gardent de leur superbe et les mosaïques des madrassas et des mausolés sont de toute beauté. On sent juste que l’âme des lieux s'en est allée.

 

 

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Mercredi 30 Juillet au Jeudi 2 Aout

Samarqand-Yarnan-Kizil Tepa-Bukhara-359Km

 

D'abord en partance pour Nurata et donc un petit détour au nord, je me rend vite compte que le chemin que l'on m'a indiqué n'est pas le bon. Je dois dire que parfois, pour un même village, on me donne trois directions différentes! Je m'adapte à la situation et trouve d'autres chemins de campagne à travers le vert des champs de coton et parfois le jaune de la paille qui reste des semailles, ce que je trouve bien précoce. Le désert semble être un fantôme que je tarde à rencontrer, ce n'est qu'en arrivant vers Boukhara que je commence à en ressentir la présence. Tous ces jours-là je profite de l'ombre des arbres pour une sieste régénératrice et parfois pour avoir la visite d'un villageois curieux, comme ce fermier parti chercher pain, raisin et eau pour casse-crouter avec moi.

 

 

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Mardi 5 au Mercredi 13 Aout

Bukhara-Jandar-frontière Turkmene-Repetek-Zahmet-Mari-Sarkhs-Gombaldi-Abravan-Mashad-846Km

 

 

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Boukhara, une vieille cité de la route de la soie, a su garder des ruelles qui débouchent sur des places ombragées, des medersas et mosquées à l'abri de la chaleur et au calme certain. Il y a une autre Boukhara, celle que j'aime moins, celle des mausolés et des anciens bazars transformés en boutiques de souvenirs et où le mot agressant de "dollars, dollars" se fait entendre, indiquant qu'on peut changer au noir.

Au final, j'ai bien aimé cette ville où il est facile d'imaginer les caravanes de dromadaires arrivant après une longue traversée du désert, cette même traversée que je suis sur le point d'entreprendre. J'ai laissé la chaleur retomber pour avancer un peu et le lendemain, après m’être posé dans un marcher pour y manger mes derniers chachliks et observer l’activité inhérente à tout bon bazar, je me pointe à la frontière.

Le Turkménistan, l'un des pays les plus fermés au monde et dont je ne peux obtenir qu'un simple visa de transit de cinq jours, n'est que désert ou presque. Le passage aux douanes est plutôt simple, et je me présente côté Turkmene avec une lettre à la main envoyée par email depuis l'ambassade de Dushambe. Je m'acquitte des frais de visa et d'entrée, passe au contrôle des bagages qui se fait au plus vite, des officiels arrivent, il faut leur faire de la place.

Première grande ville, premier contact avec les habitants du pays au bazar, très gentils mais beaucoup de demandes de photos. On veut m'inviter mais je suis bien obligé de continuer, j'ai une longue route à faire en peu de temps...

 

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Il fait encore une chaleur plombante, le désert, le vrai, est déjà là. Entre Turkmenabat et Mari, pas grand chose, beaucoup de dunes de sables, des chameaux, des plantes aux dangereuses épines, quelques villages et des cafés où il fait bon se rafraichir. Un policier, et c'est une première, m'offre nan, tomates et pastèques, plus loin je déguste du melon.... Merv, une ancienne cité en ruine dont il ne reste que quelques remparts, se visite parfaitement à vélo, encore deux jours et je suis à l'autre bout du pays et après deux coups de tampons, je suis en dehors de l'Asie centrale qui m'a fait vivre temps de belles aventures...

C'est bien en Iran et donc au Moyen Orient que je continue ma lancée vers l'occident. Sarakhs ne me restera pas comme mémorable, un policier un peu arrogant de son état me fera signe de quitter la ville, je suis trop près de la frontière. En revanche les habitants sont ici aussi bien accueillants et très vite je me retrouve avec trop de pain, un ventre bien rempli et un melon dans la besace. Le désert est ici plus coloré, les collines et canyons me font oublier la monotonie du plat Turkménistan. Les villages sont rares mais certains ont du charme, une raffinerie au loin lance ces flammes dans un ciel qui s’entête à rester bleu. Je finis par arriver à Mashad, deuxième ville du pays et un trafic dense et chaotique où il ne faut pas perdre ses plumes...

 

 

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